Revalorisation des retraites au 1er juillet, maîtrise des dépenses d’Assurance maladie, refonte des allègements de cotisations patronales, accès aux soins palliatifs, meilleure prise en charge de la santé mentale, accompagnement du handicap…Que contient, en bref, le projet de budget de la sécurité sociale pour 2025 ? Déposé le 10 octobre 2024 sur le bureau de l’Assemblée nationale, les députés examineront le texte en séance publique à partir du 28 octobre 2024.
Maîtrise des dépenses d’assurance maladie : quelques pistes
- baisse du prix des médicaments et des dispositifs médicaux
- baisse du plafond de prise en charge des indemnités journalières en cas d’arrêt maladie
- baisse de la part de l’Assurance maladie dans le remboursement des consultations chez le médecin et les sages-femmes et donc hausse proportionnelle de la part des complémentaires santé
Santé et accès aux soins
- rôle du médecin traitant renforcé grâce à l’augmentation de la consultation à 30 € dès le mois de décembre 2024
- développement des maisons de santé pluri-professionnelles
- amélioration du suivi de l’enfant (évolution du calendrier des examens obligatoires et refonte du carnet de santé).
- accroissement des moyens du service d’accès aux soins (SAS)
Santé et accès aux soins
- accès à une unité de soins palliatifs assuré sur tout le territoire
- hausse du nombre de professionnels hospitalo-universitaires.
- recrutement de nouveaux professionnels en EHPAD
Santé mentale déclarée grande cause nationale pour 2025 par le Premier ministre. Sa prise en charge sera améliorée :
- recours à une prise en charge par des psychologues conventionnés facilité grâce à une évolution du dispositif “MonSoutienPsy” : tarif des séances sera revalorisé (porté à 50 € depuis le 24 juin 2024) et nombre de séances prises en charge rehaussé de 8 à 12 par an.Bénéficie pour les mineurs du dispositif de prévention du suicide (VIGILANS) auparavant destiné uniquement aux adultes
Famille, perte d’autonomie, handicap
- mise en place du service public de la petite enfance (SPPE) : les communes se voient confier le rôle d’autorité organisatrice de l’accueil du jeune enfant
- entrée en vigueur de la réforme du complément de libre-choix du mode de garde (CMG) qui doit permettre aux familles monoparentales de bénéficier de cette aide jusqu’aux 12 ans de l’enfant, contre 6 ans actuellement.renforcement de l’offre de répit des proches aidants
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